HISTORIQUE - LE JACQUEMART
Lavaur, cité du Jacquemart. Alors que cette année, la cité cathare a battu les records en nombre de touristes, il est peut-être temps de présenter ce personnage, unique dans le sud ouest.


Passe le temps, passe les heures, Jacquemart demeure tout en haut de la cathédrale Saint Alain.

Entre légende et vérité historique, voici le Jacquemart d'hier et d'aujourd'hui. Au temps des guerres de religion de la fin du XVIème siècle, Catholiques et Calvinistes se disputaient la possession de notre contrée, et la ville de Lavaur voyait l'exercice du pouvoir passer des uns aux autres. Un jour, les Catholiques, sortis de la ville pour repousser une troupe de calvinistes, se seraient emparés d'un groupe d'assaillants et de son chef - auquel la légende attribue le nom de Jacques Marc -. Amené dans les murs et emprisonné à Saint Alain dans la tour de l'horloge, il se serait vu condamné à sonner les heures nuit et jour en lieu et place du sonneur ordinaire.

Le prisonnier qui avait quelques notions de mécanique, aurait constitué un mécanisme capable de sonner les heures assez régulièrement. S'étant assuré que son automate adapté à la cloche fonctionnait, le prisonnier aurait ainsi trouvé le moyen de s'échapper.

Pour perpétuer cette invention, l'horloge a été d'un mécanisme plus perfectionné animant le célèbre automate de Jacques Marc. En juillet 1957, Jacquemart ayant perdu son bras, le maire Raoul Lacouture chargea Gabriel Brauge, sculpteur de le reconstituer. Il fut remis en place par le charpentier municipal Jean Falcou.

Le célèbre automate fut repeint par Maurice Crouzet. De nouveau en mauvais état, il fut descendu le 25 mars 1997 par une entreprise de l'Hérault, pour être restauré au conservatoire des monuments historiques de Toulouse.

Aujourd'hui encore les heures des vauréens sont rythmées par les coups du Jacquemart en haut de Saint Alain.

Source : Ladepeche.fr

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